Les amas coquilliers : un phénomène archéologique de premier plan de la Côte d’Ivoire côtière a préserver

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Les amas coquilliers : un phénomène archéologique de premier plan de la

Côte d’Ivoire côtière a préserver
N’douaEtienne ETTIEN
Archéologue

Unité Pédagogique d’Archéologie de l’Institut des Sciences Anthropologiques
de Développement (ISAD) Université Félix Houphouët-Boigny
Cocody-Abidjan – Côte d’Ivoire / [email protected]

Résume
Les amas coquilliers de Côte d’Ivoire, poubelles à ciel ouvert du néolithique et restes
du quotidien des populations de la côte ivoirienne, sont présents sur environs 300 km
de rivage lagunaire. On dénombre le long de la côte plus d’une soixantaine de sites
qui se trouvent aujourd’hui dans un état de quasi destruction.
En effet, depuis le début des indépendances, le gouvernement a mis sur place une
politique d’exploitation des sites coquilliers du pays pour combler ses besoins en
calcaire. A cette action de l’état ivoirien qui s’est étendue sur plus d’une décennie, on
n’observe désormais un regard nouveau des populations dans leur rapport avec les
sites coquilliers, suscitant une grande chaîne d’exploitation de ces coquillages.
Ce nouveau regard des populations locales sur les sites coquilliers constitue, une
réelle menace quant à leur préservation pour la science et les générations futures. Il
est ainsi indiqué de s’interroger sur les stratégies à mettre en œuvre pour une
meilleurepréservation des coquillières de Côte d’Ivoire. Les enquêtes de terrain ont
abouti à la mise en évidence de l’ampleur de la destruction avancée des sites et leur
impact néfaste sur le patrimoine archéologique du sud du pays.
Mots-clés : Amas coquilliers, Archéologie, Préservation, Songon, Côte d’Ivoire côtière.